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New York, lundi 30 septembre 2013 – Allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, rencontres avec plusieurs chefs d’État, séance de travail avec le secrétaire général Ban Ki-moon, intervention à la réunion annuelle de Clinton Global Initiative, présidence de la réunion de haut niveau Gabon-Allemagne sur le commerce illicite des espèces menacées, signature du Traité sur le commerce des armes : au cours d’une dense semaine diplomatique à New York, Ali Bongo Ondimba a fait entendre la voix du Gabon sur les questions internationales et les problèmes africains.


OMD – les bons résultats du Gabon

Alors que tant de crises entravent le développement de l’Afrique, le président gabonais s’est félicité des progrès « considérables » accomplis dans son pays par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement (réduction de la pauvreté, de la mortalité infantile et maternelle, sécurisation alimentaire). Classé par son Indice de développement humain (IDH-PNUD) au premier rang continental devant quarante-trois pays d’Afrique subsaharienne, le Gabon enregistre des progrès socio-économiques confirmés par différents indicateurs et appuyés par plusieurs réformes structurantes : mise en place d’une assurance santé universelle, plafonnement des prix des produits de première nécessité et dynamisation de l’agriculture, alignement de l’éducation et de l’entreprise.

Une stratégie qui correspond aux recommandations du rapport OMD2013 de la Commission économique pour l’Afrique, selon lesquelles « l’Afrique doit s’engager à poursuivre un processus de développement qui soit inclusif, porteur de réformes, qui favorise la hausse des revenus et crée des emplois décents, améliore la qualité des services sociaux et l’accès à ceux-ci, diminue les inégalités et promet la résilience au climat ». Disposant d’un des dix meilleurs taux d’alphabétisation du continent (97,7%), étant parmi les huit pays africains à afficher la parité des sexes dans la scolarisation primaire, étant dans le peloton de tête pour la réduction de la mortalité maternelle et le pourcentage des accouchements assistés, enregistrant la plus forte baisse des émissions de CO² par habitant, classé dans le groupe des quatre pays les plus performants dans l’intégration du développement durable aux programmes nationaux et affichant – depuis 1990 – le plus faible indice de la faim d’Afrique subsaharienne, le Gabon fait figure de bon élève des OMD.

À propos des stratégies d’évaluation, dans le contexte de l’agenda 2015, le président gabonais souligne qu’il serait important de mieux évaluer et suivre les progrès des pays en matière d’action durable. « Le Gabon propose un Indice de développement durable qui combinerait l’Indice de développement humain et l’empreinte écologique des pays ».


Problèmes internationaux et commerce des armes

Le président gabonais s’est posé en ardent défenseur de la prévention des conflits. Et d’évoquer une « utilisation inacceptable d’armes chimiques » en Syrie, pays pour lequel le Gabon soutient « tous les efforts diplomatiques en faveur d’un processus politique », appelant sur un plan global à la « destruction de tous les arsenaux chimiques dans le monde ». Devant l’organe délibérant des Nations Unies, Ali Bongo Ondimba a encore salué la reprise des pourparlers Palestine-Israël, réitéré sa position en faveur de la levée de l’embargo contre Cuba, souligné « l’évolution politique positive » au Mali, appelé « l’ensemble des pays des Grands Lacs à soutenir les efforts de l’ONU » en RDC et invité à la « mobilisation » pour la constitution des effectifs de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique. Sur ces questions africaines en particulier, Ali Bongo Ondimba a pu échanger avec le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et le Secrétaire d’État britannique en charge des Affaires africaines Mark Simmonds.

Le 25 septembre 2013, le même jour que les États-Unis d’Amérique, le président Bongo Ondimba a apposé la signature du Gabon au Traité sur le commerce des armes, engageant son pays à respecter une réglementation internationale contraignante.


Nouvelles menaces – piratage et braconnage

Alors qu’au sud émergent de nouvelles puissances, bien décidées, à l’image du Gabon, à forger des économies diversifiées génératrices de mieux-être pour les populations, l’Afrique affronte des menaces inédites et non-conventionnelles. « Elle ne peut faire face toute seule », a martelé Ali Bongo Ondimba qui s’est félicité de voir le Conseil de Sécurité se pencher sur les actes de piraterie et les vols à main armée dans le Golfe de Guinée. « Le Gabon est disposé à apporter sa contribution aux mesures adoptées en juin 2013 au sommet régional de Yaoundé ».

Menace encore, pour la biodiversité, la vie rurale, la sécurité collective : le braconnage, qualifié de « défi écologique et économique » et de « crime transnational ». Pour le chef de l’État, qui a présidé jeudi 26 septembre une réunion de haut niveau Gabon-Allemagne sur le commerce illicite des espèces sauvages, « les Nations Unies doivent intégrer cette question dans la coopération avec l’Union africaine » en rejoignant les efforts du Gabon pour la création d’un fonds spécial de renforcement des capacités africaines dans les crises environnementales. Car le commerce illicite est un fléau « africain » aux conséquences mondiales pesant annuellement quelque 25 milliards de dollars, une menace directe contre la stabilité des états et de leurs frontières, le transport maritime, la paix sociale. Se tournant vers le Secrétaire général des Nations Unies, Ali Bongo Ondimba a souhaité, au nom du Gabon et de l’Allemagne, la nomination d’un Envoyé spécial de l’ONU pour le crime contre la vie sauvage et indiqué que son pays étant candidat à l’accueil d’une future conférence mondiale sur le trafic des espèces.

Intervenant un peu plus tôt à la réunion annuelle de l’ONG Clinton Global Initiative, Ali Bongo Ondimba a rappelé que l’Afrique avait perdu 75% de ses troupeaux d’éléphants de forêt durant la dernière décennie et annoncé que l’Agence des parcs nationaux du Gabon travaillait, sous ses instructions, à constituer une Initiative de maintien de la paix environnementale en Afrique. Ce programme, dont une ébauche fut l’envoi d’experts gabonais auprès des conservateurs du sanctuaire de Dzanga Sangha en Centrafrique, a d’ores et déjà reçu une contribution de 2 millions de dollars de la fondation Howard G. Buffett.


Gouvernance économique et sociale - 200 millions de dollars pour l’emploi des jeunes

Soucieux de favoriser l’action des financements innovants pour « la transformation de nos économies en vue d’une croissance durable et inclusive », le président Ali Bongo Ondimba porte à l’attention des États Membres son choix de créer Train My Generation, un fonds destiné à la formation des jeunes et auquel les pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) vont chacun offrir un financement fondateur de 10 millions USD. Initié par le Gabon en clôture du New York Forum Africa 2013, il devrait atteindre les 200 millions USD avec le soutien du secteur privé et des institutions financières internationales. Audité selon les standards les plus exigeants, ce dispositif permettra la création d’une cinquantaine de centres d’apprentissage, pour 100.000 jeunes candidats à l’insertion professionnelle dans les secteurs porteurs du tourisme, de l’agriculture et des services.

L’avenir post-2015 des nouveaux objectifs mondiaux étant à la promotion d’une gouvernance responsable et transparente, Ali Bongo Ondimba a rappelé devant l’Assemblée générale que son pays œuvrait à la consolidation de ces facteurs « avec toutes les forces vives de la nation » et annoncé la candidature du Gabon à la présidence du Conseil des droits de l’homme pour l’exercice 2014.


FIN


Pour découvrir le Gabon différemment : http://www.legabon.org/

 

Ali Bongo Ondimba aux Nations Unies: sécurité, développement durable et gouvernance économique
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