Abuja, le 14 mai 2016 - Le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, a proposé d'élargir la coopération qui existe en Afrique centrale en matière de lutte contre le terrorisme aux pays de l'Afrique de l'Ouest, à l'occasion du deuxième sommet régional sur la sécurité organisé par le Nigeria, régulièrement frappé par des attaques terroristes.

« Nous appelons de tous nos vœux la tenue d’un sommet CEEAC/CEDEAO sur la lutte contre le groupuscule criminel Boko Haram. Une telle rencontre permettrait de mieux bâtir des synergies dynamiques contre cet ennemi commun et contrer son mode opératoire asymétrique », a déclaré Ali Bongo Ondimba.

Après le sommet de Paris qui s'est tenu en mai 2014, le sommet d'Abuja réunit les pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad, des chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest ainsi que des représentants de la communauté internationale dont le Président français François Hollande.

L'objectif de ce grand rendez-vous est d'esquisser le contour de stratégies communes à mettre en place pour lutter efficacement contre la secte islamiste Boko Haram. Celle-ci sévit, depuis 2009, dans le nord-est du Nigeria, débordant sur les pays voisins que sont le Cameroun, le Tchad mais aussi le Niger, pays de la bande sahélo-saharienne où Al Qaeda au Maghreb Islamique (Aqmi) et Ansar Dine sèment également la terreur.

Au cours de son allocution, Ali Bongo s'est félicité des victoires remportées jusqu'ici contre le terrorisme par l'Afrique « qui a resserré ses rangs et privilégié l'intérêt collectif ». Le Chef de l'Etat faisait allusion aux différents mécanismes mis en place en Afrique centrale pour lutter contre le terrorisme ainsi qu'aux nombreux sommets extraordinaires et autres résolutions votées par la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) parmi lesquelles celle instituant la création d’un fonds spécial de soutien et de solidarité d’un montant de 100 millions de dollars, destiné à financer la lutte contre Boko Haram.

Rappelant que la pauvreté faisait le lit du terrorisme, le Président de la République a plaidé en faveur de l'adoption, par tous les pays africains, de politiques de développement capables d'offrir de l'emploi aux jeunes du continent. Le Chef de l'Etat, qui a lancé mi février son Programme pour l'égalité des chances, a rappelé que « pour ceux des jeunes qui ne tombent pas dans les griffes des réseaux terroristes, leur insertion et intégration dans la société et le monde de l’emploi devrait constituer notre préoccupation constante. »

 

FIN

Présidence de la République : Communiqué de Presse
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