Ce que l’on peut dire c’est que l’actuel Chef de l’Etat est tout sauf un homme qui s’engage à l’aveuglette dans ses options de gouvernance.

Depuis son accession au pouvoir en 2009, malgré une opposition farouche de ses « amis » d’hier, il a tranquillement continué sur sa lancée avec la conviction de faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025.

En bouclant ce jeudi 16 octobre le 5ème anniversaire de son accession au pouvoir, l’idée de faire un bilan à mi-parcours est tentante et pourquoi pas réaliste, puisqu’il lui reste 2 ans, avant de remettre son mandat au peuple en 2016.

En effet, s’il est difficile de porter un jugement uniquement sur un mandat, il est encore plus en tentant de le faire en cinq ans, c’est-à-dire à plus de la moitié d’un premier mandat.

De toute évidence, aucun chef d’Etat dans le monde n’est arrivé à boucler en un seul mandat le programme qu’il a présenté à ces concitoyens lorsqu’il briguait leurs suffrages.

Et Ali Bongo Ondimba ne fait exception à cette évidence universelle. Ce qui nous lance, bien sûr, sur une piste. Loin de nous l’idée de nous lancer sur des spéculations.

La tentative d’énumération de ce que le Chef de l’Etat a déjà réalisé en 5 ans, pourrait néanmoins permettre à chacun de se faire une idée de la volonté d’ABO de tenir ses promesses afin de rassurer les uns et les autres sur les choix et les objectifs qu’il s’est assigné. C’est le moins qu’on puisse faire.

A son arrivée au pouvoir, le pays n’avait pas de réseau routier digne de ce nom. Se rendre du nord au sud était une aventure périlleuse. Aujourd’hui, on peut partir d’Eboro à Lébamba, en moins d’une journée de route.

L’obstacle majeur que constituait le tronçon Ndjolé-Medoumane, est sur le point d’être franchi sans encombre. L’enclavement de la province de l’Ogooué Ivindo, à partir du carrefour Lalara, va être rangé progressivement dans la mémoire collective des mauvais souvenirs.

Le volet route du Programme Stratégique Gabon Emergent (PSGE), est un pan important puisqu’il est un maillon important de l’unité du pays.

Les échanges commerciaux avec les autres localités et particulièrement avec Libreville, seront facilités. Et les produits locaux s’ouvriront à un marché plus élargi et accessible. Cet objectif va être atteint si l’on ajoute le pont sur la Banio, celui d’Omboué.

Autre volet important, l’économie. La Zone Economique Spéciale de Nkok, ouvre des opportunités aux hommes d’affaires. L’usine de sidérurgie qui aujourd’hui est fonctionnelle.

La fabrique des fers à béton, apporte un plus aux besoins de plus en plus grandissants du domaine des BTP, particulièrement celui de l’immobilier.

D’ailleurs dans ce domaine, le Chef de l’Etat vient il n’y a pas longtemps de demander au gouvernement de tout faire pour les coûts proposés par les opérateurs économiques du secteur immobilier soient revus afin de faciliter l’accès à tous à la propriété.

Le Pr Ona Ondo et son équipe devront s’y mettre tout de suite, d’autant plus que la question du logement est une des priorités que s’est fixée Ali Bongo Ondimba.

Il faut ajouter sur ce volet la question budgétaire. Le constat fait par l’actuel Chef de l’Etat est que, les budgets alloués aux ministères et aux autres administrations, constituaient un véritable vivier pour les ministres et les administrateurs de crédits.

La mise en place la mise en place de la BOP (Budgétisation par Objectif de Priorité), vient de faucher l’herbe sous les pieds des spécialistes des détournements. Mais, ces derniers ne sont pas les seules cibles.

Les entrepreneurs et autres chefs d’entreprise, complices des administrateurs de crédits, sont également dans le collimateur. Une fois maîtrisés, l’Etat va pouvoir avoir une lisibilité dans l’utilisation des budgets affectés pour le développement du pays.

Ces quelques dispositions, peuvent bien être considérées comme les plus importantes. Et au moment où son mandat a atteint les 5 ans, Ali Bongo Ondimba peut continuer ces réformes et la construction du pays sans trop de difficultés.

Ali Bongo Ondimba, 5 ans de réalisme…
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