« Je suis à Londres jusqu'à jeudi pour participer à la commission ONUSIDA The Lancet en tant que Commissaire Membre et porter haut et fort les sujets de notre continent pour un monde sans sida.

La Commission a tenu sa réunion inaugurale en juin dernier à Lilongwe, au Malawi et trois questions fondamentales y sont ressorties : Quelles mesures doivent être prises pour mettre fin à l'épidémie de sida ? Comment l'expérience de la riposte au sida peut-elle servir de force de transformation pour la santé et le développement dans le monde ? Comment moderniser l'architecture de la santé et de la riposte au sida pour parvenir à une santé durable à l'échelle mondiale ?

Par la suite, afin de stimuler la participation aux discussions et recueillir les contributions d'acteurs divers − dans les domaines de la santé, de la politique, du développement, de la gouvernance et de la société civile - la Commission a organisé dans toutes les régions du monde des débat: via les médias sociaux, des conférences, des discussions en ligne.

Aujourd’hui et demain, les recommandations de ces discussions nous seront présentées. Les conclusions de nos travaux devront nous permettre d’adopter une feuille de route pour les mois et les années à venir en matière de financement, d’innovation et d’inclusion des personnes discriminées du fait de leur maladie.

Soyez assurés que ma mobilisation et mon engagement sont entiers. Pour que les enfants du monde et plus particulièrement d'Afrique et du Gabon, naissent et vivent dans un monde sans Sida ». Sylvia Bongo Ondimba

 

Commission LANCET/ONUSIDA, 2ème rencontre à Londres les 13 et 14 février 2014

 

 1. Qu’est-ce que la Commission ?

Le Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et la célèbre revue médicale The Lancet ont créé en mai 2013 une nouvelle Commission qui réunit des personnes influentes venues du monde entier. Les co-présidents sont son Excellence Joyce Banda, Présidente de Malawi, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de l'Union africaine et le Professeur Peter Piot, Directeur de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Madame la Première Dame du Gabon, Mme Sylvia Ondimba Bongo fait partie des 40 personnalités qui animent cette Commission et prendra part aux travaux de cette deuxième rencontre à Londres.

 

2. Les objectifs 

‐ Positionner la riposte au Sida dans le débat mondial de développement post 2015

‐ Eradiquer le SIDA.

 

3. Les résultats attendus 

­‐ Des données probantes : Un rapport spécial de la revue The Lancet sera publié en 2014 pour présenter les conclusions de la Commission, y compris ses principales recommandations. 

­‐ Une prise de conscience accrue : Une plus grande sensibilisation des leaders d'opinion clés des contributions de la riposte au sida à des résultats de santé globale en général et le développement durable , et donc la justification d'un positionnement de premier plan du VIH dans le programme de développement post- 2015.

­‐ Une mobilisation : Un niveau plus élevé d'engagement à l'action de la part des individus, de la société civile , des entreprises, des instituts et des gouvernements et la création d’un momentum pour une transformation entière de la santé globale et le développement à travers le dialogue et la mobilisation politique .

 

4. Qu’est-ce que la Commission a réalisé à ce jour ?

La Commission a tenu sa réunion inaugurale les 28 et 29 juin 2013 à Lilongwe, au Malawi et trois questions fondamentales y sont ressorties :

­‐ Quelles mesures doivent être prises pour mettre fin à l'épidémie de sida ? 

‐ Comment l'expérience de la riposte au sida peut-elle servir de force de transformation pour la santé et le développement dans le monde ?

­‐ Comment moderniser l'architecture de la santé et de la riposte au sida pour parvenir à une santé durable à l'échelle mondiale ?

Par la suite, afin de stimuler la participation aux discussions et recueillir les contributions d'acteurs divers dans les domaines de la santé, de la politique, du développement, de la gouvernance et de la société civile, entre autres, la Commission a organisée dans toutes les régions du monde des débats (media sociaux, conférences, discussions en ligne).

 

5. Ordre du jour de la réunion de Londres

Après la première réunion de Lilongwe les 28 et 29 juin 2013, dont le thème était « du Sida à une santé durable », la Commission LANCET/ONUSIDA se réunit pour la deuxième fois à Londres les 13 et 14 février prochains sous le thème « Vaincre le Sida, promouvoir la santé mondiale. »

Les conclusions des travaux devront permettre à la Commission d’adopter une feuille de route pour les mois à venir notamment sur les thématiques suivantes :

‐ Inclure les laissés pour compte

‐ Financer durablement la riposte au Sida

‐ Innover: quel avenir pour la santé, le commerce, la production locale, la sécurité des produits et l’exécution des programmes au Sida ?

­‐ La lutte contre le Sida comme catalyseur pour la santé mondiale

- Pouvoir et responsabilités.

 

7. Les principales recommandations et propositions de Sylvia Bongo Ondimba

« L’égalité d’accès aux soins permet la stabilisation de l’épidémie, contribue à la croissance économique du pays et à l’amélioration du bien être des populations en général. C’est pourquoi La lutte contre le Sida doit être intégrée dans un plan global de développement de chaque pays. »

« La lutte contre le Sida, pour empêcher que les populations ne soient laissées pour compte, doit impliquer la gratuité du dépistage, la gratuité de la prise en charge médicale/traitements antirétroviraux et des campagnes de sensibilisation de proximité. »

« La santé communautaire est fondamentale pour une éducation de proximité des populations et pour l’accès généralisé aux soins. »

« Zéro discrimination en matière d’accès aux soins implique :

‐ Le renforcement des droits des femmes, notamment en luttant contre les violences faites à leur égard

­‐ L’ implication des hommes dans le women empowerment pour développer des méthodes de prévention plus efficaces. »

« La facilitation de l’accès au préservatif reste le 1er outil permettant le contrôle des dépenses de santé. »

« Nous devons étendre l’usage des nouvelles technologies pour soutenir l’observance des patients :

• Alertes et rappels de prise de traitement

• Pédagogie

• Bien-être

• Humanité »

« Les pays à moindre population sont défavorisées en comparaison des pays à forte population : les ARV et d’autres produits médicaux brevetés sont onéreux et peu accessibles. »

« La fabrication des génériques par des usines localisées a permis d’améliorer l’accès aux antirétroviraux dans le monde. Toutefois, la qualité de ces produits reste préoccupante et les prix des produits dépendent des fluctuations de leur marché. Les pays africains en sont totalement dépendants. »

« Il est urgent de créer un environnement productif, juridique et administratif performant permettant de mettre fin à la dépendance extérieure. Pour pérenniser les mesures de gratuité, il est impératif de réfléchir à notre système d’approvisionnement en ARV, l’objectif étant de diminuer le cout des traitements en favorisant des partenariat sud-sud»

« Ces partenariats peuvent se formaliser soit par des achats groupés par l’intermédiaires des centrales d’achat régionales, soit à moyen terme, par la création d’unité de production locale avec nécessité de contrôle de qualité. »

« Au Gabon, dans le domaine du cancer : la Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA et la Fondation Lalla Salma réunies autour d’une ambition commune. Les deux fondations ont défini un plan d’actions et de coopération à court et à moyen termes en matière de prévention, de ressources humaines, d’accès aux médicaments et de prise en charge et d’accompagnement des malades.

La coopération entre les deux pays prévoit également une formation de pointe à l’attention du personnel soignant gabonais effectuée au Maroc devant permettre, à terme, que le Gabon constitue un pôle d’excellence dans la prise en charge de la maladie à l’échelle régionale. Cette coopération sud/sud doit être encouragée. »

 

 L’engagement de la Première Dame du Gabon dans la lutte contre le Sida.

 

Agir pour faire agir, tel est le leitmotiv de la Première Dame.

En reconnaissance de son engagement depuis 2011, tant par ses plaidoyer auprès des plus hautes instances de la République gabonaise que dans les actions de proximité menées par sa Fondation , Madame Sylvia Bongo Ondimba a été nommée commissaire membre par la Commission Lancet/Onusida en mai 2013.

« En Afrique, le SIDA tue encore plus qu'ailleurs. Au delà des individus, le sida tue nos cellules familiales. Il tue les rêves de nos enfants. Il tue nos valeurs et l’avenir de notre continent. Ainsi, il affecte la vie et le devenir de chaque Africain. C’est pourquoi nous devons agir. »

Aujourd’hui au Gabon, près de 3 100 enfants âgés de 0 à 14 ans vivent avec le virus du SIDA du fait de la transmission par la mère séropositive. La moitié d’entre eux n’atteindra pas l’âge de deux ans sans soins. Or, des solutions efficaces existent pour éliminer cette contamination.

Dans la lutte que la Première Dame mène contre ce fléau au Gabon, la mère et l’enfant sont au coeur de son engagement. Sa vision se base sur une approche participative qui vise à créer une synergie de forces pour éduquer, informer, renforcer la qualité de soins dans les structures sanitaires et améliorer la prise en charge des communautés.

 

Ensemble contre le sida 2011-2014

 

 1. La stratégie

L’information et la prévention parmi la population en âge de procréer,

La systématisation du dépistage,

L’accouchement dans les maternités,

L’accompagnement des communautés les plus isolées et vulnérables,

La lutte contre toutes formes de stigmatisation et de discrimination,

La mobilisation d’acteurs nationaux et internationaux autour de la cause.

 

 2. Des mesures tangibles:

La gratuité du dépistage ;

La gratuité de la prise en charge médicale et des traitements antirétroviraux ;

La mise en place de CTA dans les 9 provinces du Gabon ;

L’augmentation généralisée des ressources allouées à la lutte contre le VIH/Sida ;

L’intensification de campagnes de sensibilisation auprès des groupes cibles los de grands évènements sportifs (CAN sans SIDA en 2012, Femmes contre le SIDA en 2013).

La formation de personnels de santé sur la PTME.

 

 3. Des résultats significatifs :

Forte augmentation du taux de dépistage chez les femmes enceintes en l’espace de trois années : 53% en 2009 à 76,5% en 2012 selon l’Enquête Démographique de Santé (EDS).

Réduction importante du pourcentage des nourrissons infectés par le VIH/SIDA nées d’une mère séropositive au cours des 12 derniers mois : 24,4% en 2009 à 12,4% en 2011(EDS).

Réduction du nombre de nouvelles infections de plus de 50% depuis 2011 (rapport mondial 2012 sur le SIDA).

Depuis plusieurs années, le Centre International de Recherche Médicale de Franceville (CIRMF) est très actif dans la recherche sur le VIH/SIDA. La qualité de ses travaux de recherche sur les souches résistantes aux médicaments antirétroviraux et de ses nombreuses publications font du CIRMF un Centre de référence dans la sous-région.

 

 4. Les programmes déployés :

Tous Unis pour la Santé de la Mère et de l’Enfant Depuis 2011 au travers le programme Tous Unis pour la Santé de la Mère et de l‘Enfant, la FSBO oeuvre pour le renforcement de la prise en charge des femmes enceintes par la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et le soutien aux maternités à travers le Gabon.

Femmes contre le SIDA : Zéro décès, Zéro transmission, Zéro discrimination.

Dans le cadre de ses Initiatives pour les Femmes, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la famille, a lancé depuis le mois de mai 2013, une importante campagne de sensibilisation sur le thème « Femmes contre le Sida ».

Durant le week-end du 30 novembre au 1er décembre 2013, l’organisation du 1er Marathon du Gabon a été une belle opportunité pour inscrire cette campagne d’envergure comme cause officielle de la course des femmes, dénommée « La gabonaise ».

Des actions de communication auprès des femmes ont permis une forte mobilisation (5000 participants, plus de 20 000 spectateurs). De nombreux supports de communications utilisés (affichage urbain, spot TV, insertions presse écrite, réseaux sociaux, opération SMS, dépliants…).

Dans le cadre de cet événement, la Fondation et son partenaire l’OPALS, se sont engagés à relayer cette campagne auprès des femmes enceinte et en âge de procréer de la capitale gabonaise :

Soutien socio communautaire des femmes enceintes VIH + accompagnement dans les centres de prise en charge, organisation de groupes de paroles, distribution de layettes, bilans pré thérapeutiques ;

Campagnes de sensibilisation dans les centres de Santé Maternelle et Infantile ;

Campagnes de dépistage mobile et volontaire dans les établissements scolaires et les SMI.

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Sylvia Bongo Ondimba à Londres auprès d'ONUSIDA/LANCET, pour un monde sans sida
Sylvia Bongo Ondimba à Londres auprès d'ONUSIDA/LANCET, pour un monde sans sida
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