Ex-première dame du Gabon, mère du nouveau président, star de la chanson africaine et arrière-grand-mère ! Un destin exceptionnel....

La « Mama » est la femme que l’on peut surprendre en train de se faire ses tissages dans son maquis au quartier Likouala, à Libreville. Un vrai maquis appelé « Sous l’arbre » ( pas un restaurant branché-clinquant à l’occidentale ) que fréquentent dans une joyeuse effervescence des jeunes venus boire un coup et les membres de son groupe d’animation Kounabeli en pleine répétition.

Celle qui adore flâner, entre deux éclats de rire, au milieu des femmes commerçantes du marché populaire Mont-bouet.

La show-woman de 69 ans que tous les mélomanes surnomment affectueusement « La Mama » et qui, depuis un quart de siècle, fait danser ou émeut l’Afrique au fil de ses albums et tubes « Chéri, ton disque est rayé », « Associé », « c'est pour la vie », « On vous connait », « Today na today », « Le Djazzé »,etc etc ...

Mais, quelle que soit la suite de sa carrière, l’histoire de la musique africaine populaire retiendra que la « Mama » est un cas unique, celui d’une femme qui a côtoyé les plus hauts sommets de l’État avant de devenir chanteuse professionnelle. Qui d’autre, dans le monde, peut se réclamer d’un tel parcours, mis à part, peut-être, une certaine Carla Bruni-Sarkozy ?

 

Et maintenant, depuis quatre ans, elle assume le statut de mère du nouveau président, Ali Bongo Ondimba ! « Ce qui est amusant, remarque un membre de son entourage, c’est qu’en voyant passer le président, on a parfois tendance à dire: Tiens,voilà, le fils de Patience !  » Car, au Gabon, on n’est pas insensible à ce destin hors du commun.

En outre, la notoriété internationale de la « Mama » rejaillissant sur le pays plaît, de Libreville à Franceville, tout comme ce personnage de la « Mama » qu’elle s’est forgé au fil des ans. « C’est comme chanteuse qu’elle est devenue populaire, affirme un connaisseur de la scène locale. Elle est, pour la plupart des Gabonais, la Mama, la Vieille au sens africain du terme, celle qu’on respecte, qui sait et qui veille sur sa famille. Mais elle est aussi comme un symbole de la nation, un principe d’union par la musique, des mapanes aux beaux quartiers, chez les jeunes et les moins jeunes. »

 

La « Mama », figure essentielle du Gabon nouveau ?

 

Elle aimerait probablement que les médias et le public se cantonnent à cette image de mère modèle qui mitonne des petits plats africains pour son président de fils ; de grand-mère attentionnée pour ses quatre petits-enfants ; de star casanière qui aime plus que tout recevoir ses amis; de femme qui veut rester jeune et qui porte jeans ou sportswear de rappeur lorsque l’envie lui prend. Ce qu’elle est certes, mais pas seulement...

Ses proches disent de Patience qu’elle est généreuse, qu’elle a un franc-parler redoutable (un des ingrédients de sa popularité auprès du Gabonais moyen), qu’elle est douée d’humour (elle peut passer des heures à raconter à ses intimes des anecdotes piquantes et drôles sur son défunt ex-mari).

Selon certains, son côté soupe au lait (corollaire d’une volonté inflexible ?) serait là son moindre défaut qu’elle-même reconnaît d’ailleurs.

 

En revanche, tout le monde s’accorde pour dire qu’elle est femme de pouvoir. « La dimension politique, chez elle, est évidente, même si elle se tient assez à l’écart des médias, estime quelqu’un qui la connaît bien. Il ne faut pas oublier qu’elle a été, sous Omar Bongo Ondimba [« OBO »], présidente de l’Union des femmes du Parti démocratique gabonais [UFPDG]. C’est elle aussi qui a fondé le groupe vocal de femmes, Kounabeli, dans les années 1970, dont la mission était d’animer les campagnes du parti. En 2005, à l’occasion de l’ultime élection présidentielle d’OBO, elle est même montée en première ligne : elle était chargée de promouvoir la candidature de son ex-mari auprès des femmes commerçantes du pays. Une tâche qu’elle poursuit pour son fils, puisqu’elle est la présidente de l’Association des femmes commerçantes du Gabon, un puissant relais en période électorale. Ne pas oublier enfin qu’elle est membre du bureau politique du PDG  »

Dès lors, il n’est pas rare de voir des hommes politiques de tout bord la consulter ou venir lui demander d’intercéder en leur faveur auprès du chef de l’État. Après tout, elle est aussi la « Mama » en politique, celle qui a une certaine expérience en la matière... et une certaine habileté.

 

Qu’est-ce que vous apporte la musique ?

Tellement de choses ! La paix du cœur, de l’âme. C’est ma passion. Je peux me mettre en colère de temps en temps ou me montrer dure, le fait de chanter me calme instantanément. C’est comme une sorte de remède, de médicament contre beaucoup de choses... 

 

Quel est votre passe-temps préféré ? 

La cuisine, je suis une maman, n’est-ce pas ? J’en fais pour tous les gens qui passent chez moi. J’aime tellement ça que je crée des plats à partir de la gastronomie traditionnelle gabonaise.

La « Mama » gère un restaurant du cœur à la sauce gabonaise.

Depuis 9 ans pendant la période du carême, elle nourrie 25 mosquées . Tout les matins plus d'un mois durant elle prépare 10 sacs de riz de 50 kg, 10 sac de couscous , des dizaines de cartons de poulet, dinde, cotisses et autres .... 

Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
Patience Dabany : La généreuse « Mama »
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